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Page 5 sur 5 Ce livre n'est pas génial du tout, il est extraordinaire! (désolé, j'ai pas trouvé de meilleur adjectif élogieux dans mon répertoire).
Sérieux, j'ai rarement pris autant de plaisir à lire un livre. Le seul hic, c'est que j'ai failli me suicider à la fin en me rendant compte que la suite n'était pas encore sortie... mais t'inquiète, je suis encore vivant... Par contre je m'inquiète pour ta santé mentale. Pour imaginer des trucs pareils, tu doit avoir un sacré grain... en tout cas, ce qui est sûr, c'est que le système administratif français t'as beaucoup inspiré pour certains passages...
Plus sérieusement, et parce que j'aime chercher la petite bête, il y a un passage que j'ai trouvé un peu long : quand Jonas mène l'enquête dans la grande horloge. mais en fait, cela colle parfaitement à l'action : le côté galère et difficulté de trouver la solution de l'énigme. donc finalement, c'est plutôt un plus pour l'histoire. (crotte, et moi qui voulais critiquer...) Sinon, j'ai quand même réussi à trouver la solution (le coup de la tour qui tourne sur elle-même) avant qu'il la dise dans le livre. En fait, j'ai compris au moment où Jonas dit qu'il a compris lui-même... je me suis trouvé dans la même merde que lui pour trouver le "truc". Chapeau, niveau énigme, tu es très fort.
Sinon, je sais pas si tu va prendre ça comme un compliment, mais, une fois fini, ça a réveillé ma soif de lecture. (et ça, y'en a pas beaucoup qui ont réussi cet exploit...). Je me suis donc replongé dans du Terry pratchett, histoire de pas trop s'éloigner du genre. Mais y'a pas à chier, je préfère ton style... tu va dire que je te graisse la patte, mais je suis sincère. j'ai pris plus de plaisir à te lire que lui.
Espérons que tu reste aussi bon pour la suite. en attendant, ben je ne dors plus qu'à moitié, tellement mon impatience à connaitre la fin me perturbe... A bientôt j'espère. et encore bravo. L’humour dans la littérature fantastique est de plus en plus répandue à travers le monde et cela notamment grâce à Terry Pratchett, Jack Vance,… Les auteurs français capable de faire sourire leurs lecteurs de bout en bout d’un ouvrage tout en développant autour de leurs personnages un univers atypique ne sont pas légion. Alexis Flamand fait partie de ceux-ci et son livre chez l’Olibrius Céleste mérite de rester dans les annales du genre.
Suivez les pérégrinations de Maek, Jonas et bien d’autres dans cet univers à la fois loufoque et réaliste, à mi-chemin entre le roman humoristique et la fantasy,… Les traits comiques n’ont de cesse de nous faire pouffer devant le livre et il est difficile de dire là où l’auteur souhaite nous emmener. Après la première ligne le lecteur sait juste qu’il va le suivre jusqu’aux tréfonds d’Alamänder.
Maek a été “trouvé” par les paysans guerriers de la Friche, au milieu d’un champ de céréales carnivores qui l’a épargné et personne ne sait pourquoi. Lui sait au plus profond de lui qu’il est différent, qu’autre chose l’attend ailleurs et que son destin n’est pas de devenir un membre de sa nouvelle communauté et encore moins un guerrier de la Friche. Jonas enquête sur les affaires criminelles magiques et garde la maison de son maître dans un petit pays qui vient d’être annexé par un puissant royaume. Les soldats viennent l’expulser mais acceptent de l’emmener plaider sa cause devant le paranoïaque Roi Ernst XXX. Le Cycle d’Alamänder commence avec ces deux destins qui donneront deux grands voyages desquels on revient changé, transformé. Dans un environnement aussi original qu’improbable, les aventures ne font que commencer. Un roman qui se veut un vibrant hommage à Vance, Leiber et Zelazny où l’on trouvera également et régulièrement de sympathiques et sombres clins d’oeil aux mythes cthulhiens de Lovecraft. À la manière des Cycles de Jack Vance, Alexis Flamand nous livre dans ce premier tome un univers aussi riche qu’étrange en rupture très nette avec les règles en vigueur de l’Heroic Fantasy. On est prévenu par la quatrième de couverture, qu’il faut oublier les classiques orques, elfes et dragons car ce qui régit le monde d’Alamänder est tout autre. Il y est question d’un demi-dieu enfoui dans une montagne et “sur/dans” lequel vit tout un peuple, d’un immense champ de blé carnivore que les paysans guerriers moissonnent à la faux en y laissant régulièrement la vie, de poulpes de guerre -fleurons de l’armée du royaume- et d’un peuple incroyablement cruel et dont la seule information viable est qu’il est humain et surtout insaisissable. Un monde instable et très hostile, où les combats sont particulièrement violents. Alexis Flamand nous y fait ressentir la souffrance des blessures infligées, l’état mental jusqu’à l’évanouissement des protagonistes ne pouvant en endurer plus. Des moments dotés d’une grande tension entrecoupés par des scènes presque burlesques où l’humour côtoie les informations nécessaires à notre immersion dans ce monde... absurde et bizarre. Techniquement, le style est fluide et très visuel. L’atmosphère y est presque palpable et c’est un vrai plaisir. « Le T’Sank » est quasiment cinématographique sans pour autant comporter des pages et des pages de descriptions à endormir les vivants. Alexis Flamand nous invite dans cet univers qu’il a créé en hommage aux auteurs qu’il admire et lui donne vie avec talent. Un récit qui oscille entre l’Heroic Fantasy et le Fantastique, des personnages captivants et des dieux qui jouent leurs rôles divins comme dans un jeu de rôles, entre humour noir et burlesque, l’écrivain maîtrise son impressionnant sujet de la première à la dernière page. Le Cycle D’Alamänder ne fait que commencer et ce premier tome sera apprécié des amateurs comme des néophytes tout en réussissant à nous faire attendre le prochain avec une impatience toute relative. PS : « Le T’Sank » déclaré Coup de Cœur 2008 des Bibliothèques de la ville de Paris et est sélectionné pour les Prix Merlin dont les votes en ligne seront clos le 16 mars 2009. D'un côté, Jonas Alamänder un magicien questeur menzohtain (qui enquête sur des crimes liés à la magie) reçoit un jour un avis d'expulsion du roi de Kung-Bohr puisqu'il se trouve que sa maison se situe sur un terrain cédé à ce royaume suite à un mariage. Et comme il n'a pas l'intention de se laisser dépouiller, il décide de se rendre à Ker-Fresnel la capitale du Kung-Bohr pour plaider sa cause au roi Ernst XXX. De l'autre, le jeune Maek quitte son village et entreprend un périlleux voyage à la recherche de la célèbre école des assassins T'Sank.
Voilà une exposition succinte de ce premier tome d'un cycle qui promet beaucoup. Alamänder est un monde riche en surprise et nos deux voyageurs chacun de leur côté font des rencontres surprenantes avec la faune et la flore et ses habitants, le fin du fin restant à mon avis la traversée des champs de blés carnivores (depuis j'ai un autre regard sur mes biscottes le matin). Un monde hors normes mais totalement cohérent ce qui en soit n'est pas un défaut en ce qui me concerne bien au contraire et comme le sujet semble bien maîtrisé c'est un régal à suivre. J'avais un peu peur des références à Jack Vance, vu mon allergie à l'auteur (que les fans me pardonnent) mais finalement l'auteur semble avoir puisé son inspiration plutôt dans le monde de Cugel l'astucieux le seul roman de Vance que j'ai réussi à finir et que j'ai aimé. D'autres références au fantastique et à la sf sont habilement insérées dans le récit (personnellement le Thêta Klarke et son Rendez-vous avec Rama m'auront beaucoup fait rire) et certaines que je n'ai probablement pas vu passer. C'est surprenant, inventif, jamais lassant et surtout on sent que l'auteur sait où il va dans son histoire car il ne se perd jamais dans ses délires. La postface sorte de débriefing entre l'auteur et ses personnages sur les événements est une super bonne idée d'autant que les quelques petites allusions au tome 2 font envie. Je ne me pose qu'une seule question : et la suite c'est quand est ce prévu pour ? A Livre Ouvert - Note 4.5/5 - Accès à la revue
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